La porte du non retour est un hymne au rituel Egungun des Yoruba (Nigéria). Ici la danse relie le monde visible à l’invisible, la voilà messager, la voilà telle la mémoire par delà le souvenir laissant le passé ne revenir que comme passé relié, habiter passé et présent.

La présence de l’air se fait territoire, âme géographique, espace d’une matière sonore dense qui par définition est insaisissable. Le costume est pensé dans la verticalité de l’écriture callichorégraphique, d’une ligne épurée, fluide comme l’encre de Chine. Il a pour ambition d’offrir aux yeux la possibilité de percevoir l’air, le geste, le prolongement, le signe, tout ce qui poétise le mouvement du danseur, le mouvement du retour.

Tournée vers la nature, La porte du nom retour puise son inspiration dans la volonté de rendre possible la perception d’un rituel par un acte dansé, un acte par lequel s’affirme une reconnaissance, celle d’un acte accompli, acte scellant l’acte.

Le contexte des forces naturelles premières, de l’eau, matière de l‘informe, du sable, matière éphémère, impossible a sculpter, à mettre en forme, de l’air, porteur d’essences de la terre, que la mer efface, dont le parfum se perd, permet à l’immatériel de s’incorporer dans la danse.

 

La porte du non retour is a hymn from the Egungun ritual of the Yoruba people (Nigeria). Here, the dance connects the visible world to the invisible—as messenger, and as history beyond memory, letting the past return only as a connected past, to live in the past and the present.

 The presence of air becomes territory, geographic soul, the space of a dense, sonic material that is, by definition, ungraspable. The costume is fashioned after the verticality of callichoregraphic writing, a pure line, fluid like India ink. It is meant to offer the eyes the possibility of seeing air, the gesture, the prolongation, the sign—everything that poeticises the dancer’s movement, the movement of return.

Oriented towards nature, La porte du nom retour is inspired by the desire to make a ritual perceptible through an act of dance—an act through which recognition is confirmed, that of an accomplished act, an act that seals the act.

The setting among prime natural forces—water, a shapeless material; sand, an ephemeral material, impossible to sculpt, to shape; air, conveying essences of the earth that the sea erases, whose scent is lost—allows the immaterial to be incorporated into the dance.