«Attention ce n’est plus moi qui parle» dit l’ange de Gitta Mallasz dans Dialogues avec l’Ange. Angeli est une expérience de rêve éveillé, une rencontre avec le monde de l’invisible, de l’insaisissable, de l’impalpable, dont le vide se fait Présence.

Calligraphie de l’air, là émerge une danse, trace d’un rêve. Le souffle, le vent, éléments rendant possible la rencontre. Nul besoin d’invoquer, il suffit de capter «l’énergie spirituelle», toucher à l’essence. Présence avec laquelle je danse et pour laquelle je me fait scribe, utilisant la danse comme langage pour dialoguer avec Angeli.

Je m’abandonne à ce rêve de vol dansant, tout le temps du rêve dans le temps du rêve. La danse est cette trace intérieure fondamentale qui nous soutient, presqu’île «trace intérieure». Elle relie le monde visible à l’invisible, la voilà proche du rêve, la voilà «traces du rêve».

 

 

 

 

“Be careful, it is no longer I who speak”,1 says the angel in Gitta Mallasz’s Talking with Angels. Angeli is a waking dream experience, an encounter with the world of the invisible, the ungraspable, the impalpable—the emptiness of which becomes Presence.

Calligraphy of air, from which a dance emerges, the trace of a dream. Breath, wind—elements that make the encounter possible. No need to invoke, but only to harness the “spiritual energy”, to touch the essence. Presence with which I dance and for which I become scribe, using dance as a language with which to talk with Angeli.

I abandon myself to this dream of dancing flight—all the time of the dream in the time of the dream. The dance is this fundamental inner trace that supports us, almost (presqu’île) “inner trace”, connecting the visible world to the invisible: here, dreamlike; there, “traces of dream”.